inlassablement

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# Posté le lundi 02 février 2009 12:33

Modifié le lundi 02 février 2009 14:48

1951

Il est assez affolant de voir à quel point une maladie est capable de changer une personne et l'image que l'on s'en fait. Passer du vaillant au fébrile, du bout en train au rabat-joie, oublier le temps où l'âge était une force, une maturité pour n'être qu'un fardeau. Oublier les courses sur le sable, les heures à la pêche, les concerts sur les épaules. Ne plus se souvenir du sourire, le sourire franc d'un père à son enfant, ne plus se souvenir des câlins, des bisous, déjà trop rare à l'époque. L'époque, ce nom suffit à lui-même pour exprimer le point de non retour, l'époque apparaît le jour où l'on vous apprend que ça ne sera plus comme avant. Alors sa vie devient un calvaire puis c'est ce calvaire qui devient le votre. Parce qu'il ne peut plus marcher et que vous, vous ne supporter pas son incapacité. Les rôles s'inversent, c'est à vous qu'on demande de l'aide, vous qu'on appelle la nuit, vous qui supportez les plaintes, vous qui l'aidez a s'habiller, à marcher.Vous n'êtes plus l'enfant et ça aussi depuis trop longtemps. Vous faites semblant, vous fuyez, après tout ce n'est pas vous le malade. Égoïstement vous voyez les autres fuir, égoïstement vous essayer de les suivre,hein pourquoi pas vous? Si d'autre son parti lâchement, cela prouve bien que c'est possible.
Le passé paraît irréel, utopique, vous vous dîtes que le mieux et de se construire un avenir solide comme si vous croyez encore à la solidité justement. Vous qui avez vu l'emblème, le modèle, la référence, votre fierté d'enfant disparaître; la marche qui vous pensiez suivre s'efface, s'effrite, se décompose, s'oublie sous vos yeux impuissants et pourtant vous décider d'y croire, pour mieux chuter ensuite. Lui, dans sa camisole chimique à laquelle vous contribuez en lui rappelant sa prise de cachets -pour ne pas qu'il oublie-, vous voyez tous ces médicaments, et si il n'y a pas de solutions pour lui, il y en a peut-être une pour vous, alors vous délirez et pensez que tout est possible. C'est à partir de là que vous tentez de trouver d'autres accroches, d'autres modèles, d'autres appuis, que vous vous éprenez d'admiration pour un tel, d'amour pour un autre, de ceux qui nous feraient dire que malgré tout la vie vaudrait le coup. Mais lorsque votre père n'est plus crédible qui d'autre l'est vraiment?

# Posté le lundi 02 février 2009 12:31

Modifié le lundi 02 février 2009 14:48

C'était pas mal.

C'était pas mal.
La grenouille qui était tombée dans un bidon de crème nageait comme une folle.
Elle allait se noyer sans pouvoir sauter...

# Posté le mardi 09 décembre 2008 13:32

Modifié le lundi 05 janvier 2009 14:55

LE COUZ'

LE COUZ'

# Posté le dimanche 25 mai 2008 16:15

Modifié le mardi 09 décembre 2008 13:09